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L’école à la maison : enjeux et débats

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Parmi les mesures annoncées par le président de la République, Emmanuel Macron, pour freiner l’épidémie de Covid-19, figure la décision de fermer les écoles pour une semaine et d’aligner toutes les zones sur les mêmes dates pour les vacances de Pâques.

Entre continuité pédagogique et récents débats sur la loi contre le séparatisme qui durcit les conditions pour les parents qui souhaitent éduquer leurs enfants en dehors du cadre scolaire, quels sont les enjeux de l’école à la maison ?

La crise sanitaire a mis en avant l’école à la maison. Avec le premier confinement, les fermetures de classes en fonction des cas positifs à la Covid-19, puis la nouvelle fermeture temporaire des établissements scolaires décidée par Emmanuel Macron le 31 mars 2021, l’école a dû se déplacer hors de ses murs.

Mais les débats houleux autour du projet de loi contre le séparatisme, qui a notamment pour but de compliquer les conditions pour éduquer ses enfants en dehors du cadre scolaire, ont eux aussi braqué les projecteurs sur une « autre école », en dehors des établissements scolaires.

Parfois, élèves, parents et personnels éducatifs n’ont pas le choix et se retrouvent contraints de faire classe à distance. La crise sanitaire a placé tout le monde sur un pied d’égalité, mais il existait déjà des cas auparavant, comme l’explique Sébastien Birbandt, délégué académique au numérique (DAN) de l’académie de Martinique : « Avant la crise sanitaire, la Martinique traversait déjà une crise sociale. De nombreux établissements scolaires étaient fermés depuis plusieurs mois à l’instauration du premier confinement. Nous étions donc déjà en train d’étudier des solutions pour améliorer et développer l’enseignement à distance, mais nous n’avions pas encore les outils adaptés ».

La notion du manque d’outils adaptés met en perspective les défis à relever pour assurer l’école à la maison et donc la continuité pédagogique dans les meilleures conditions.

Le numérique permet en effet de sortir la classe de l’établissement scolaire et représente l’un des principaux leviers pour assurer la continuité pédagogique. Toutefois, il ne faut pas se cantonner au matériel pur et dur. En effet, il existe tout un écosystème de la pédagogie numérique.

C’est là qu’intervient la classe mobile nouvelle génération. Celle-ci comprend en effet le matériel (tablettes, ordinateurs, écrans numériques interactifs, etc.), mais aussi les logiciels (MDM, gestion de classe, filtrage web).

Ces solutions de gestion permettent de piloter tout un parc numérique, ce qui signifie qu’elles sont opérationnelles sur les appareils de plusieurs enfants. Ce sont elles qui permettent aux enseignants de partager des documents, des liens Internet, ou encore des exercices interactifs avec les élèves, sur place ou à distance.

De la même façon, les enseignants gardent le contrôle de l’usage que font les élèves des tablettes lors d’une session de cours, en appliquant des restrictions. Par exemple, si un élève navigue sur Internet alors qu’il ne devrait pas, l’enseignant peut bloquer son accès Internet à distance.

Les fonctionnalités de gestion des appareils et de gestion de classe permettent aussi de rassurer les parents sur l’usage des tablettes et des ordinateurs. Lors d’un cours à distance, ils savent que leur enfant suit la classe sous la supervision de l’enseignant. Tout se fait en parfaite sécurité, avec une solution de filtrage web qui protège la navigation en ligne des élèves, les mettant ainsi à l’abri de contenus offensants.

L’instruction à domicile est largement minoritaire en France, puisqu’elle concerne près de 50.000 enfants sur 12,4 millions d’élèves*. Dans le pays, c’est l’instruction, non pas la scolarisation, que la loi Jules Ferry de 1882 rend obligatoire. Elle concerne les enfants de 3 à 16 ans. Cependant, les parents ont le droit de choisir leur mode d’instruction, dans une école publique, privée, ou à la maison. Dans ce dernier cas, les enfants peuvent suivre ou non les cours du Centre national d’enseignement à distance (CNED).

Les raisons pour une instruction à domicile sont multiples, à commencer par le rythme de vie des parents, qui en fonction de leur travail ne peuvent pas toujours passer du temps avec leurs enfants.

L’adoption par l’Assemblée Nationale de la loi contre le séparatisme, en février, vise à encadrer très strictement cette méthode pédagogique dans le but de lutter contre la radicalisation des enfants qui reçoivent une éducation hors de l’Éducation nationale. Un « amalgame » selon les détracteurs de la mesure, comme Clémentine Challal, de la Fédération pour la Liberté du Choix d’Instruction et des Apprentissages.

À partir de 2024, l’Instruction En Famille ou IEF devra répondre à des impératifs de santé, de handicap, d’éloignement géographique d’un établissement scolaire, de la pratique intensive d’un sport ou d’un art par l’enfant, ou encore d’un « besoin particulier de l’enfant », condition aux contours flous. L’Éducation nationale devra aussi valider un projet pédagogique présenté par les parents.

L’école à la maison recouvre donc plusieurs réalités. Cependant, le point commun réside dans le besoin d’avoir un écosystème numérique efficient, qui permette à l’élève d’apprendre dans les meilleures conditions et les meilleures pratiques.

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Un article de idruide publié le 14 Avr. 2021
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