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Tour d’horizon de l’école numérique dans le monde

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En plus d’être reconnue comme un droit universel pour tout individu, l’éducation est aussi considérée comme un élément essentiel du développement économique et social des nations. L’acte constitutif de l’UNESCO, en 1945, met ainsi en avant le fait que tous les États s’engagent à assurer à tous le plein et égal accès à l’éducation. 

Depuis quelques années, l’éducation, à l’image des autres secteurs de la société, s’engage dans la transition numérique. Les usages évoluent, certains se créent. Mais les nouvelles technologies n’ont pas le même taux de pénétration dans tous les pays, dans tous les continents.

Dans les 190 pays de la planète, on estime que près de 1,6 milliards d’élèves et d’étudiants ont été affectés dans leur processus éducatif à cause de la pandémie de Covid-19. Cela signifie que 94 % des jeunes scolarisés de la planète ont dû s’adapter d’un jour à l’autre, les institutions ayant été prises de court par les confinements. Une large partie d’entre eux a dû passer au numérique pour assurer une continuité pédagogique. 

Dans les pays les plus développés de l’Union européenne, la bascule vers les cours en distanciel via le numérique a parfois été chaotique mais globalement, la continuité pédagogique a été assurée. 

Pourtant, à l’échelle de l’UE, cela n’a pas toujours été le cas. En Roumanie par exemple, on estime que près d’un million d’élèves ont été privés de la moindre prise en charge par le système éducatif pendant un an.

Ce constat a poussé les institutions à prendre des mesures. Ainsi, pour répondre à ces défis, le Parlement européen a engagé une réflexion qui vise à établir un cadre commun concernant la pédagogie numérique. Ce texte a été approuvé à une large majorité lors d’une session plénière en mars 2021. 

Le taux d’équipement informatique à l’école primaire est plus faible en France que dans la moyenne de l’UE. Toutefois, il se rapproche de cette moyenne dans les collèges et la dépasse dans les lycées. Dans la plupart des pays européens, les élèves utilisent l’ordinateur plus souvent à la maison qu’à l’école, et davantage pour leurs loisirs que pour les travaux scolaires.

La France se situe au 18ème rang européen pour l’équipement informatique des écoles et au 12ème rang pour celui des collèges. Les lycées d’enseignement général et technologiques et les lycées professionnels se placent respectivement aux 4ème et 5ème rangs européens.

Les technologies de l’information et de la communication (TIC) ont mis à la disposition des enfants du monde entier, en particulier ceux qui vivent dans des régions isolées et défavorisées, de nouvelles possibilités d’apprentissage. Elles leur ont également permis d’accéder à l’apprentissage en ligne et à un large éventail de contenus pédagogiques et didactiques dont les enfants des générations précédentes étaient privés.

Ainsi, au Brésil, une initiative lancée par le Gouvernement de l’État de l’Amazonas propose depuis 2007 des contenus éducatifs aux enfants qui vivent dans des zones reculées. Grâce à la télévision par satellite, les leçons sont enseignées par des professeurs qui se trouvent à Manaus, la capitale de l’État. Celles-ci sont retransmises dans les salles de classe des communautés rurales. Les élèves bénéficient du soutien de tuteurs sur place et peuvent poser des questions en temps réel aux enseignants.

Dans le cadre du projet One Laptop Per Child (« Un ordinateur portable par enfant »), lancé en 2006, trois millions d’ordinateurs portables ont été distribués à des écoles primaires du monde entier, jusqu’en 2016. Plusieurs pays d’Amérique latine, dont l’Argentine, le Mexique, le Pérou et l’Uruguay, en ont acheté de grandes quantités pour permettre au jeune public d’accéder à du matériel informatique. 

Toutefois, des inégalités existent toujours à la fois au niveau de l’accès à ces TIC, mais aussi à des niveaux plus larges, qui dépendent par exemple du contexte politico-social de certains pays. 

Une véritable révolution numérique est en cours sur le continent africain. Cependant, celle-ci concerne avant tout le téléphone portable, insuffisant lorsqu’il s’agit d’assurer la continuité pédagogique. 

Fin 2014, l’Afrique compte près de 700 millions de détenteurs de téléphone portable, soit davantage qu’aux États-Unis et en Europe. Avec un taux de pénétration de près de 70 %, cet outil numérique permet déjà un certain désenclavement des régions les plus isolées. Ce dernier s’accompagne de services qui changent la vie des populations. 

Mais si l’on se penche plus attentivement sur les chiffres du numérique, on observe que seuls 16 % des Africains bénéficient d’une connexion à internet, soit le plus faible taux mondial. 11 % des ménages ont une connexion à domicile, loin derrière les pays arabes par exemple, où ce chiffre atteint les 36 %. De larges zones blanches, dépourvues de réseau Internet, maintiennent toute une frange de la population éloignée des progrès liés au numérique.

Toutefois, des solutions apparaissent pour contourner ces problèmes. L’apprentissage mobile ne dépend pas forcément d’une connexion à Internet et le SMS ou encore les services vocaux permettent de contourner les problèmes de bande passante.

Le mobile étant très largement diffusé et le réseau disponible sur une grande partie du territoire, il est possible de toucher un vaste public, notamment les populations isolées jusqu’ici exclues des systèmes d’éducation.

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Un article de idruide publié le 30 Avr. 2021
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