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Les bonnes pratiques de la tablette à la maison

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Les élèves utilisent les smartphones et les tablettes, dans et hors des établissements scolaires. Quels sont les bons usages de la tablette à la maison ?

Le jeune public utilise largement les smartphones et les tablettes, dans et hors des établissements scolaires. Dès lors, quels sont les bons usages lorsque les appareils se retrouvent à la maison ?

Enfants et adolescents utilisent largement les appareils numériques mobiles dans leur vie quotidienne. À l’école, ces usages se font plus fréquents, pour des visées pédagogiques et pour assurer la continuité pédagogique lorsque les cours ne sont plus possibles en classe. Avec un usage intensif des écrans numériques, il convient dès lors d’avoir en tête les bonnes pratiques à la maison.

Pour Catherine Périssol, médecin et psychothérapeute, « éviter le rapport aux tablettes est un leurre ». En effet, les appareils numériques sont présents partout, à domicile comme à l’école ou dans le cadre professionnel, chez le jeune public comme chez les adultes. Cependant, selon la spécialiste, ce n’est pas une raison pour laisser faire. « Il est vain de dire que les tablettes sont dangereuses. Le plus important est d’éduquer, l’utilisation de la tablette ne doit jamais aller de soi. »

De plus en plus, certains parents ont l’impression que donner une tablette à un enfant le calme, mais si elle n’est là que pour l’occuper, l’échec est inévitable. Dans ce cas, l’enfant projette sur cet objet bien plus qu’il ne devrait. La tablette devient en fait un moyen d’éviter d’embêter les adultes et de ne pas s’ennuyer.

Dans ce cas, la tablette empêche l’enfant d’appréhender pleinement la réalité de son environnement. « L’enfant est à la merci de la tablette et c’est ainsi qu’elle devient addictive. Le rapport à l’objet est très pauvre », poursuit la psychothérapeute.

Entre 9 mois et 7 ans, de nombreuses fonctionnalités se construisent dans le cerveau de l’enfant. Il faut alors se pencher sur l’impact que peut avoir l’utilisation d’écrans, et particulièrement d’une tablette ou d’un smartphone, sur son développement.

Au niveau de la cognition, c’est-à-dire de l’empilage des apprentissages, il n’y a pas de conséquence réelle. Toutefois, il n’en est pas de même sur la capacité de l’enfant à vivre ensemble, à interagir en société.

Dans l’utilisation des appareils numériques comme dans bien d’autres domaines, le rôle des parents est essentiel. Dans l’idéal, ils devraient être présents et accompagner humainement l’enfant dans la découverte et l’usage des appareils numériques, comme il le ferait avec un jeu classique.

En effet, si l’enfant est laissé seul face à une tablette, il n’en tirera aucun bénéfice, même s’il joue à des jeux éducatifs. Le parent doit interpeller son enfant, le faire parler et l’interroger sur ce qu’il fait, pourquoi il a choisi tel contenu, tel jeu, telle application, et ce qu’il en retire comme expérience.

« En expliquant cela, l’enfant va se structurer lui-même et apprendre à découvrir ses propres goûts, ce qui l’effraie, le questionne », détaille Catherine Périssol. Bien utilisée, la tablette peut donc être un facteur de dialogue entre le parent et l’enfant, et non pas seulement un moyen d’avoir la paix.

La psychothérapeute insiste en effet sur le fait que les tablettes sont aussi de formidables outils pédagogiques et qu’elles ne doivent pas être diabolisées : « On apprend des tas de choses avec une tablette, au-delà même des activités proposées. Notamment sur l’endurance ou la capacité à faire des choix. »

En effet, avec des solutions de gestion de classe, les enseignants peuvent valoriser l’usage des appareils, en exploitant les ressources numériques et en sensibilisant le jeune public aux bonnes pratiques. Avec cette nouvelle façon d’animer la classe, l’enseignant peut élargir le champ pédagogique et proposer aux élèves de nouvelles façons d’apprendre.

Entre l’utilisation de la tablette à l’école et en dehors, il convient de limiter le temps d’écran pour les plus jeunes. Quelques recommandations, notamment de la part du CSA (Conseil supérieur de l’audiovisuel), sont à destination de tous les âges jusqu’à la majorité.

Les dénominateurs communs sont ainsi : d’éviter les écrans le matin, pour une meilleure attention à l’école ; de privilégier les repas sans écrans, pour plus de socialisation ; et enfin, pour un sommeil réparateur, d’éviter les écrans avant le coucher et dans la chambre.

Il convient aussi de protéger le jeune public de contenus potentiellement choquants. Les établissements scolaires sont légalement responsables vis-à-vis de la navigation en ligne des élèves qui utilisent leur matériel. Une solution de filtrage web, paramétrable à distance par l’établissement, permet ainsi de bloquer ce type de recherches.

Cette solution permet aussi de paramétrer des limitations de temps d’usage des tablettes. Ainsi, si l’élève ramène la tablette de l’école à la maison, celle-ci peut se bloquer automatiquement pour éviter que l’enfant ne passe trop de temps devant l’appareil.

Extraits d’interview

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Un article de idruide publié le 09 Avr. 2021
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